Groupe de la majorité à la Ville d’Annecy

Un autre modèle agricole est possible !

Pas de pays sans paysan : pour soutenir nos agriculteurs et permettre à tous de se nourrir avec une alimentation de qualité créons une sécurité sociale de l’alimentation !

L’étude publiée l’année dernière par des chercheurs du CNRS est alarmante : 25 % des oiseaux ont disparu depuis 1980. Ce chiffre monte à 60 % de perte pour les espèces des milieux agricoles. Au total, 800 millions d’oiseaux manquent à l’appel depuis 40 ans ! L’agriculture intensive est désignée comme principale responsable.

L’industrialisation de l’agriculture provoque des dégâts sur la biodiversité, les sols, la ressource en eau, la santé des paysans et celle de la population en général. Les produits ultra transformés de l’agro-industrie, pauvres nutritionnellement, sont légion dans les supermarchés alors que « Santé Publique France » recommande de privilégier une alimentation bio et locale à base de produits frais et qualitatifs.

Dans le même temps, les chiffres de l’aide alimentaire explosent. Les bénéficiaires se partagent les surplus que l’agro-industrie ne parvient pas à vendre. Si la quantité est au rendez-vous, ce n’est pas le cas de la qualité. Pour les familles les plus précaires, le « bien manger » est souvent financièrement inaccessible. Alors que notre pouvoir de vivre se dégrade, que la pauvreté augmente en France, que les prix flambent, comment mieux se nourrir et permettre aux agriculteurs de vivre de leur activité ?

La semaine dernière nous participons au premier comité de pilotage sur la démocratie alimentaire et pour la création d’une sécurité sociale de l’alimentation locale à Annecy initiée par un collectif d’habitants et d’associations.

Le principe ? Concrètement et sur le modèle du système de santé, une carte vitale de l’alimentation donnerait accès à des produits conventionnés pour un montant de 150€/mois et par personne. Chaque personne ayant cotisé pourrait donc dépenser ces 150 euros par mois chez des producteurs locaux conventionnés. Le conventionnement reposerait principalement sur des caisses primaires gérées démocratiquement au niveau local, et articulées avec une instance nationale composée de membres représentants de ces caisses.

Notre modèle agricole est à bout de souffle. Arrêtons les traités de libre échange qui permettent l’importation de produits fabriqués sans norme environnementale, changeons le mécanisme de la Politique Agricole Commune (PAC) qui favorisent actuellement l’intensification de l’agriculture et les gros exploitants, instaurons des prix planchers pour réduire les marges de la grande distribution.

Créons une sécurité sociale de l’alimentation. Pour permettre aux paysans de vivre enfin dignement de leur métier, pour permettre à tous de choisir une alimentation saine, bio et locale.


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